dette grecque 1Deux nouveaux article de réflexion suite à la capitulation du gouvernement Tsipras face aux dictats de l’UE.

  • Le premier signé par Maria Bolari est membre du Comité central du SYRIZA, membre de DEA et ancienne députée de la Première circonscription d’Athènes, consultable sur le site «  A L’Encontre » :

«  Il est encore possible d’inverser la tendance et de préparer une victoire.

«On a gagné une bataille mais pas la guerre, les négociations difficiles sont devant nous», a souligné dans son discours le Premier ministre et président de SYRIZA, Alexis Tsipras. Je ne suis pas d’accord, tout au contraire. Au fur et à mesure que les heures passent et que «le contenu de l’accord avec l’Eurogroupe devient plus clair», j’estime que nous avons perdu une bataille importante. Par contre, il est toujours possible de gagner la guerre. A condition que le gouvernement, même au dernier moment, présente à la table des négociations les véritables «lignes rouges» à ne pas franchir, celles indiquées lors des élections victorieuses.

En ce sens, le rôle des membres et dirigeants de SYRIZA sera déterminant. Ils devront, lors des discussions internes, exiger de la part de la direction du parti et du gouvernement de mettre en œuvre les décisions de la conférence de SYRIZA (juillet 2013), de ses engagements électoraux et de ses déclarations politiques. »

Lire la suite sur "A L'Encontre".

 

  • Le second signé Jean Batou, à paraître dans la prochaine livraison du journal suisse « solidaritéS », précédé d’une déclaration de la rédaction dudit journal :

« La finance européenne veut annuler le vote du peuple grec – Ne la laissons pas faire !

La priorité est aujourd’hui à la solidarité avec le peuple grec contre l’ajustement structurel que lui impose la Troïka depuis 6 ans. Il ne s’agit donc pas de donner des conseils à SYRIZA, mais de réfléchir à voix haute, avec les forces de gauche qui, notamment au sein de ce parti, ont critiqué l’accord passé le 23 février avec les ministres des Finances de la Zone euro. Si l’auteur ne nie pas les améliorations obtenues pour faire face à la « crise humanitaire », il estime qu’elles ne sont pas de nature à rompre avec le programme d’austérité contre lequel les classes populaires ont voté le 25 janvier. Un tel changement de cap nécessite en réalité une confrontation politique et sociale de grande envergure avec le FMI, la BCE et la Commission européenne.

Rédaction de « solidaritéS »

L’accord imposé à la Grèce par l’Eurogroupe (ministres des Finances des pays de la Zone euro), le 23 février dernier, respecte les mémorandums ratifiés par les parlements précédents. Il reporte sine die la réalisation des promesses électorales les plus importantes de SYRIZA : retour sur les privatisations, réembauche du personnel public licencié, rétablissement du salaire minimum de 2009 (751€), restauration des conventions collectives de branche, suppression des impôts socialement injustes, etc. Au lieu de cela, il prévoit d’alléger les politiques d’austérité sans mettre en cause les grandes lignes de l’ajustement imposé. A en croire le commentaire à chaud du responsable de la rubrique économique de BBC News, SYRIZA aurait « laissé tomber Marx pour Blair » (24 févr.). »

A lire sur "europe-solidaire".