Grèce, OXI

Avec plus de 61% le non l'a  largement emporté en Grèce. C'est non seulement une grande claque vis-à-vis de l'UE d'Angela, de François de souche et des autres valets du Grand Kapital mais c'est aussi une leçon de démocratie à grande échelle ( combien de décisions des "adultes" qui dirigent l'UE, comme dirait Christine Lagarde, subiraient le même sort si elles étaient soumises à l'approbation populaire européenne )  et c'est avant tout un espoir pour l'ensemble des peuples d'Europe qui subissent jusqu'à ce jour des attaques en bande organisée de leurs conditions de vie et de travail.

Pourquoi ne pas aussi exiger, en France et ailleurs, que des référendums soient organisés portant sur les politiques économiques imposées par l'UE. Ce serait l'orccasion de foutre en l'air l'UE des banques et du capital, seul moyen d'événtuellement reconstruire une autre Europe,  car celle qui a été mise en place depuis 1958, voire 1951 avec la CECA, n'est pas réformable, elle a été construite sciemment au profit des entreprises et uniquement de celles-ci.

Vive le peuple grec qui refonde l'espoir en Europe pour abattre l'Europe du Kapital !

grèce 1 Ci-dessous le communiqué de presse du NPA national :

"Le peuple grec dit « non » massivement à la Troïka impérialiste

Le NPA salue la volonté du peuple grec d'en finir avec l'austérité permanente, qui ne sert qu'à remplir les coffres forts des banques et de la finance mondiale. En votant « NON » au référendum le peuple grec a confirmé son vote du 25 janvier 2015. Pour le NPA ce vote met à l'ordre du jour la mise en œuvre d'une politique anticapitaliste par l’annulation de la dette, l’expropriation des banques, la renationalisation des services publics privatisés, l’augmentation des salaires et des pensions de retraite en s'appuyant sur les mobilisations du monde du travail pour imposer la rupture des négociations biaisées avec la Troika et faire cesser la dictature de la BCE.

Depuis cinq mois, la Grèce affronte l'intransigeance absolue des institutions et des gouvernements de l'Union européenne associés au FMI. Durant la bataille électorale, les affameurs réunis ont fait feu de tout bois. Ils ont utilisé une véritable terreur politique pour faire céder le peuple grec, pour qu'il admette qu'il n'avait pas d'autre choix que de s'incliner devant les diktats des financiers.

Les exigences de la Troïka ont été développées par les vieux partis politiques de droite comme de gauche, par les organisations patronales et même par des directions syndicales grecques avec le soutien de la Confédération européenne des syndicats. Certains patrons sont allés jusqu'à menacer de licenciement leurs employés qui auraient voté « non ». Cette propagande alarmiste s'adressait, au delà de la Grèce, à celles et ceux en Europe qui voudraient secouer la chape de plomb de l'austérité. Les méthodes employées ont largement surpassées celles mises en œuvre il y a dix ans, en France, lors du référendum sur la constitution européenne.

Les gouvernements et les institutions de l'Union européenne ont en horreur la démocratie. Dès le lendemain du 25 janvier, Junker, le président de la Commission européenne, annonçait la couleur : un vote populaire ne peut pas remettre en cause les traités. En France, Hollande et son gouvernement ont relayé l'offensive contre le peuple grec. Les peuples ne supportent plus l'intégrisme néo-libéral et le déni de démocratie. Ils commencent à le faire savoir.

Aujourd'hui, ces questions vitales sont posées pour l'ensemble des peuples de l'Union européenne. Au niveau français, l'heure est à l'action pour exiger l'annulation de toutes les dettes illégitimes à commencer par la partie de la dette grecque détenue par l’état français. Le "Non" du peuple grec est un encouragement à lutter contre toutes les politiques d'austérité mises en oeuvre par tous les gouvernements, en commençant par l'austérité du gouvernement Hollande-Valls.

Le peuple grec ouvre la voie, élargissons la brèche".

Montreuil, le 5 juillet 2015"