porc françaisJeudi 13 août 2015 puis le vendredi 14, les deux principaux abattoirs de viande porcine en France ont décidé de ne pas participer à la séance de cotation du Marché du porc breton (MPB ) à Plérin ( 22 ) pour la seconde et troisième fois en moins d'une semaine. C’est ce marché qui sert à fixer le cours du porc au niveau national, les sociétés Cooperl et Bigard-Socopa  entendent « protester » contre la hausse du prix du kilo de porc à 1,40 euro décidée en juillet suite aux négociations entre éleveurs et  le gouvernement.

Ces deux abatteurs qui pleurent misère représentent,  à eux seuls, pas moins de 30% des achats du marché du porc en France, la Cooperl est le numéro un du marché du porc français, tandis que le groupe Bigard est premier sur celui de la viande dans son ensemble. Leurs résultats financiers se portent  très bien : le chiffre d'affaires du groupe Bigard en 2013 était de 4,4 milliards d'euros, tandis que celui de la Cooperl était de 2,1 milliards d'euros.

Les viandes issues de ces deux tueurs  sont très présentes dans les rayon boucherie-charcuterie des supermarchés, les produits sont vendus sous plusieurs marques : celle du magasin (comme Marque Repère chez Leclerc, par exemple), celle d'un distributeur (comme Fleury-Michon, Herta, Madrange...), ou directement celle d'un abatteur (Bigard, Cooperl, Brocéliande...).

Jeudi 13 au soir, 150 éleveurs ont lâché symboliquement une truie devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère) puis bloqué la RN12 à quatre voies reliant Brest à Rennes; un autre groupe, d'une centaine d'agriculteurs, a procédé à un barrage filtrant à Plounévez-Moëdec (Côtes-d'Armor), à une vingtaine de kilomètres de Guingamp. Actions symboliques certes mais totalement stériles!

c'est au porte-monnaie qu'il faut frapper la mafia des abattoirs en lançant un appel au boycott des produits issus de leurs repaires et en organisant matériellement ledit boycott.

Boycottons massivement ces marques dans un premier temps !