Grèce aphrodite childsPanagiotis Grigoriou a publié sur son blog «  Greek Crisis »  le texte ci-dessous suite aux dernières décision d’Alexis Tsipras, je vous invité à le lire attentivement :

« Escroquerie politique

Le gouvernement d’Alexis Tsipras vient de démissionner au soir du jeudi 20 août. Les élections législatives anticipées auront lieu le 20 septembre prochain. C’est très probablement le dernier acte de l’escroquerie politique SYRIZA... primitif ; du temps d’avant, et en premier lieu de son équipe dirigeante-dirigée. Dans son allocution radiotélévisée, le Premier ministre du mémorandum III s’est justifié avec maladresse, s’accrochant à l’hybris, mensonge après mensonge. Piètre spectacle des temps modernes.

Alexis Tsipras a donc démissionné, après avoir fait exactement le contraire de ce qu’il prétendait accomplir devant la nouvelle situation méta-démocratique, instaurée par la gouvernance par la dette en 2010. Une décision qui s’imposait, tout d'abord parce que le gouvernement avait perdu sa majorité à la Chambre, situation il faut dire insoluble autrement, et d'autre part, parce qu’il n'avait plus aucune légitimité démocratique pour mettre en œuvre un programme sur lequel... il n'a pas été élu. Sauf que la légitimé démocratique est désormais le dernier des soucis pour les politiciens... arrivés à maturation de SYRIZA II. Le mémorandum est passé par là.

Aussitôt, un proche conseiller de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, vient de déclarer via son compte Twitter que “les élections anticipées en Grèce peuvent être un moyen d'élargir le soutien au MES, et de son programme d'appui à la stabilité que vient de signer le Premier Ministre Tsipras au nom de la Grèce”. C’est la suite... logique, à l’autre phrase désormais bien célèbre de Jean-Claude Juncker: “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés”, (“Le Figaro”, 29/01/2015).

Suite logique que seule la sophistique d’Alexis Tsipras prétend alors ignorer: “Nous tenons entre nos mains, la démocratie et la Grèce” avait-il lancé avant de conclure lors de son allocution. J’ai remarqué qu’il n’a pas prononcé une seule fois le mot “Constitution”. Lors de son discours d’investiture en janvier dernier, Alexis Tsipras avait pourtant déclaré: “La fierté et la dignité de notre peuple ne seront pas posées sur la table des négociations ; Nous sommes la chair de la chair de ce peuple, nous sommes chaque mot de la Constitution de ce pays et c’est lui que nous servirons jusqu’au bout”. Effectivement, “Nous sommes chaque mot de la Constitution de ce pays... l'Allemagne”, ironise-t-on en ce moment en Grèce.

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